Le cinéma de Nico

26 mai 2017

L'Aventure Intérieure (Joe Dante - 1987)

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Résumé: Tuck Pendleton, pilote de l'aéronavale dont l'alcoolisme à ruiné ses chances d'intégrer le programme spatial se porte volontaire à une expérience visant à tester la miniaturisation d'un submersible. Tuck sera chargé de piloter le véhicule à l'intérieur du corps d'un lapin. Mais le jour J arrivé, le labo où a lieu l'expérience se fait attaquer par un groupe de mercenaires aux services d'un puissant homme d'affaire. Ayant réussit à prendre la fuite avec la seringue contenant le mini-submersible piloter par Tuck, le responsable du projet injectera le contenu de la seringue dans le corps de la première personne venue. Celle-ci n'est autre de Jack Potter, un simple employer de magasin hypocondriaque. Une fois que Tuck se sera rendu compte qu'il a été injecter dans le corps de Jack, il prendra contact avec lui et lui expliquera la situation. Ensemble, ils devront trouver un moyen de récupérer la puce qui permettra à Tuck de retrouver sa taille normale et d'arrêter les personnes responsables de la morts des membres de l'équipe d'expérimentation.

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Mon avis:

Deux ans après l'échec que fut "Explorers" et dont la production laissa un goût amère au réalisateur, Joe Dante retrouva Steven Spielberg, producteur de son plus gros succès qu'est "gremlins" , pour cette comédie de science-fiction particulièrement drôle qu'est "L'aventure Intérieure"! Malheureusement bien que Joe Dante ait, de son propre aveux, prit énormément de plaisir à tourné ce film il ne connut pas le succès qu'il espérait qu'il aurait. En effet, alors que tous les éléments étaient réunis pour en faire un succès commercial tels que d'excellents acteurs ayant à l'époque une grande renommé, un scénario à la fois intelligent et drôle, de très bons effets-spéciaux et l'un des producteurs-réalisateurs les plus puissants d'Hollywood, "L'Aventure intérieure" fut un échec au box-office. La raison principale de cet échec releva en grande partie d'une première promotion catastrophique et d'une seconde qui le fut presque autant.

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Le public ne se bouscula pas dans les salles pour découvrir cette oeuvre qui avait pourtant et a toujours tous pour séduire. En tout première lieu je tiens à souligner que ce film fait partie de ceux qui ont bercés mon enfance et auxquels je voue une affection toute particulière. J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à le revoir et ce même plaisir demeure encore aujourd'hui. Des années se sont écoulés depuis la toute première fois où je l'ai vu et pourtant à chaque fois que je le revois je lui trouve de nouvelles qualités. Je me contenterais ici présent de souligner celle qui me paraissent dignes d'être le plus mises en avant tels la perfection de son intrigue qui se révèle à la fois divertissante, intelligente et offrant la part belle à ses protagonistes. A ce niveau je mettrais tout en haut de la liste la performance exceptionnelle d'un Martin Short qui était, de mon point de vu, au sommet de son talent pour la comédie. Chacune de ses scènes sont des moments où l'hilarité est au rendez vous. Ce n'est pas un secret, Short est un génie du comique et je pense qu'il n'a jamais été meilleur que dans le rôle de Jack Potter.

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En second vient la performance d'acteur de Dennis Quaid, lui aussi un comédien de talent, à la carrière inégale mais qui à plusieurs reprises à su nous étonner de part l'investissement personnel qu'il offrait a ses rôles. Bien que plus rares à l'écran qu'à une certaine époque, Quaid est encore à mes yeux un immense comédien qu'Hollywood néglige depuis bien trop longtemps. Le connaissant bien plus dans le registre dramatique que dans celui de la comédie, force est de constater qu'il possède une véritable don dans ce domaine et que son interprétation du commandant Tuck Pendleton en est la parfaite démonstration! Ce fut d'ailleurs durant le tournage de "L'aventure intérieure" que le comédien rencontra celle qui allait devenir pendant une dizaine d'années sa compagne dans la vie, l'actrice Meg Ryan. Jouant le rôle de Lydia Maxwell, journaliste et ex-petite amie de Tuck, elle apporte une touche de charme non négligeable à l'ensemble. Enfant elle me faisait déjà craquer et encore aujourd'hui je la considère comme l'une des meilleures actrices américaines de ces trente dernières années. Il est vraiment bien dommage qu'un tel talent soit si peu exploité aujourd'hui, tellement peu que je n'arrive même plus à me rappelez de quand date le dernier film qu'il m'ait été donné de voir avec elle.

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Quant au reste du casting, l'on retrouve comme de coutume des comédiens fidèles à Joe Dante et cela malgré le peu de minutes que certains d'entre eux ont à l'écran. L'on peux cité parmi eux le comédien Dick Miller dans le rôle d'un chauffeur de Taxi. L'acteur jouant dans presque tous les films du réalisateur et cela depuis son tout premier film "Hollywood Boulevard" n'est présent que l'espace d'une seule scène mais durant laquelle il bénéficie d'excellents dialogues. On ressent également beaucoup de plaisir en regardant les séquences avec Robert Picardo, lui-même fidèle collaborateur de Dante ( "Hurlements", "Gremlins 2", "Les Banlieusards", "Panic sur Florida Beach", ...) et qui trouve dans le personnage du fameux Cow-Boy l'un de ses meilleurs rôles. N'oublions pas non plus l'acteur Kevin McCarthy jouant ici le grand méchant du film et qui lui-même joua dans un grand nombre de films de Joe Dante depuis "Piranha" (1978), premier film important du réalisateur.

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Au niveau de la mise en scène il n'y a absolument rien à redire, le metteur en scène sait parfaitement où il va dans le traitement visuel de l'intrigue de son film et l'on ne peut que saluer la maîtrise dont il fait preuve, tant durant les moments de pures comédies quand dans ceux à effets-spéciaux lesquels, il faut le souligner, n'ont pas prit une ride. Le film obtint d'ailleurs l'oscar des meilleurs effets visuels. Que puis je ajouter d'autre si ce n'est que "L'Aventure Intérieure" fait parti de ces films qui ont acquit au file des années le statut de films cultes. Il a sa base de fan aujourd'hui, dont je fais partie, et je suis sûr que cette même base s'élargit à chaque fois qu'une nouvelle personne découvre cette oeuvre cinématographique qui se révèle être bien plus qu'une simple comédie, bien plus qu'un simple divertissement, mais un film qui possède une âme et du coeur. Une vraie perle du cinéma des années 80. Perso, j'adore ce film.


Jurassic World (Colin Trevorrow - 2015)

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 Résumé: 20 ans après les évènements du premier film, le rêve que John Hammond avait à l'époque est devenu réalité. En effet, le parc est ouvert et fait fureur depuis quelques années maintenant. Mais les gens ne sont plus autant impressionnés qu'ils le furent et il est impératif de concevoir une nouvelle attraction. C'est dans ce but que la femme d'affaire Claire Dearing à la tête d'une équipe de scientifiques chevronnés créer l'Indominus Rex, un dinosaure issue de croisement de plusieurs espèces. Malheureusement tout ne se passera pas comme prévu et la créature sortira de la zone de confinement. Claire, dont les neveux visite le parc, devra faire appelle au dresseur de raptors Owen Grady lequel se lancera à la recherche des deux enfants tout en cherchant un moyen de neutralisé l'Indominus Rex, lequel multiplie les victimes.

Mon avis:

Que dire de "Jurassic World" si ce n'est que le film se révèle être un divertissement de bonne facture mais qui ne possède malheureusement pas les qualités requises pour en faire une vraie réussite. J'avoue que j'avais de grandes espérances vis à vis du film de Trevorrow mais celles-ci n'ont pas toutes étés comblés. L'on peut en effet et ce n'est pas un simple détaille, relevé que le film ne possède ni la magie ni l'intelligence du film original.

N'est pas Spielberg qui veut et Trevorrow nous le prouve ici. Attention, la mise en scène est loin d'être déshonorante, bien au contraire, mais ce révèle être assez quelconque face à celle de Spielby qui relevait du génie. Cela étant la réalisation de "Jurassic World" se montre très efficace et surtout durant les moments de pure action. C'est d'ailleurs sur cela que mise surtout ce quatrième opus mais le film ne néglige en rien la psychologie des personnages. L'on s'attache aisément à eux et l'on ne peut bien entendu passer à côté des performances d'acteurs convaincantes d'un casting assez bien complémentaire.

Je relèverais bien entendu l'alchimie entre Chris Pratt et Bryce Dallas Howard qui à mes yeux fonctionne à merveille. Je vous avouerais avoir toujours eu un petit faible pour la comédienne et, bien que son personnage aurait put être plus approfondit, c'est celui que j'ai préféré du film. En effet, Claire Dearing est à la tête du parc "Jurassic World" et cela depuis le rachat d'Ingen par Simon Masrani. Elle est chargé par ce dernier de concevoir une attraction nouvelle, beaucoup plus impressionnante que les autres car en 20 ans les hommes et les femmes ont eu l'habitude des dinosaures et le parc ne fait plus autant de bénéfices qu'auparavant. De là la création de l'Indominus Rex lequel sèmera évidemment la terreur dans le parc.

Claire est le type même de la femme d'affaire qui privilégie son travail au détriment de sa vie privé, tellement qu'elle n'a aucun compagnon et n'a plus vu les membres de sa famille depuis des années. Je soulignerais d'ailleurs le fait que Bryce Dallas Howard se révèle être très convaincante dans son rôle et lui offre d'ailleurs une certaine dimension là où beaucoup aurait pu ne pas réussir. Oui, car bien que son personnage ne soit pas un modèle d'originalité la comédienne arrive pourtant à nous proposer une bonne performance d'actrice. Claire semble être à première vu une femme froide, sans humour et ambitieuse prête à tous pour arriver à ses fins mais pourtant l'on s'appercoit assez vite qu'il n'en est rien... derrière cette facette de sa personnalité se cache un personne intelligente et sensible, plus qu'elle ne voudrait le faire croire, mais aussi une combattante qui dans les situations extrêmes sait se défendre et protéger les siens.

A ses côtés l'on découvre Owen Grady, ancien militaire ayant établit une certaine relation de confiance avec les créatures qui sont sous sa responsabilité: les vélociraptors. Ce dernier est l'un des premiers à émettre des doutes quand au bien fait de la création d'un nouveau dinosaure et face à la différence d'attitude de l'Indiminus Rex il ne tarde pas à deviner que la créature est loin d'être un dinosaure d'origine naturel. Avec, il faut bien le dire, ses faux aires d'Indiana Jones Owen Grady est le type même de l'aventurier sans peur et sans reproche, un héros à l'ancienne dont Chris Pratt prête ses traits à la perfection.

Sa présence à l'écran et sa nonchalance ne sont pas sans rappeler un certain Harrison Ford dans "Indiana Jones". En tout cas de mon point de vu la comparaison entre les deux est assez évidente mais bien entendu cela n'engage que moi. Owen est courageux, téméraire mais sait faire preuve de jugement et cela en toute circonstance. Il est l'homme parfait pour affronter le danger qui plane sur le parc autant celui que représente l'Indominus Rex que celui venant de certains humains sans scrupules qui agissent en toute discrétion et cela pour des raisons d'ordre lucrative (comme c'est toujours le cas d'ailleurs). Chris Pratt incarne le personnage à la perfection et prouve une fois pour toute qu'il est un acteur à l'avenir prometteur.

Un certain nombre de rôles secondaires s'ajoutent au casting dont se distingue tout particulièrement celui de Vic Hoskins, chef de la sécurité du "Jurassic World" dont l'ambition et la détermination de faire des raptors des armes de tout premier ordre fait qu'il représente un risque considérable à l'équilibre, déjà fragile, qui régit le parc. L'avidité, comme dans le premier via le personnage de Dennis Nedry et dans le deuxième via celui de Peter Ludlow, est toujours au centre des motivations des "méchants" dans ce quatrième opus. Certes le personnage n'est pas particulièrement original mais Vincent d'Onofrio lui donne corps avec conviction. Ce n'est pas la performance la plus inspiré du comédien (que j'ai toujours beaucoup apprécié par ailleurs) mais je considère qu'il apporte un plus non négligeable à l'ensemble.

Pour ce qui est des autres protagonistes pas de quoi fouetter un chat, l'on ne relève rien de particulier chez eux. Comme on pouvait s'y attendre Omar Sy n'a qu'un rôle très secondaire mais quand même plus important que celui qu'il tenait dans "X-Men days of futur past". Le duo d'enfants fait le boulot mais leurs personnages se révèlent être bien moins complémentaires et attachant que ne l'étaient ceux du premier film de la franchise.

Côté scénario rien de nouveau non plu, le film reprend les mêmes ficelles que ces prédécesseurs et cela fonctionne assez bien malgré le fait que les clins d'oeil aux premiers opus soient parfois beaucoup trop appuyés. Je peux comprendre que le film puisse être vu comme un hommage aux films de Spielberg encore fallait-il y allé de façon un peu plus mesuré.

Ici beaucoup de dialogues et situations sont carrément des copiés collés des précédents opus et bien que cela ne soit pas une gêne l'on aurait pu espéré que Trevorrow et ses collaborateurs y ailles avec un peu plus de retenue. L'intrigue tiens bien la route dans l'ensemble et nous propose tout de même bien plus qu'un simple film de monstre. "Jurassic World" n'a rien du film décérébré que l'on aurait pu craindre qu'il soit et se montre bien plus subtil qu'il puisse paraître. Les effets spéciaux sont évidements convaincant mais de la part de l'équipe d'ILM il ne pouvait en être autrement. L'on peut cependant regretter le trop plein de CGI utilisés mais cela n'altere en rien l'efficacité de ceux-ci.

En conclusion "Jurassic World" se révèle être un pop-corn movie bien huilé qui malgré certains défauts arrive à tirer son épingle du jeu. Bien que n'ayant pas été totalement convaincu par le film, j'ai prit beaucoup de plaisir à la vision de ce nouveau chapitre d'une saga inégale mais attractive. Un divertissement de bonne facture!